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Anne CLAVEL

35 rte de Rioux

17260 Montpellier de Médillan

tel: 06 89 93 62 42

a.clavel@wanadoo.fr

Textes

Titre : « Kim »

Tissus divers et matelas pneumatique. 

2014

Le vêtement est souvent envisagé comme une enveloppe autour d’un corps qu’il protège, masque ou révèle. Anne Clavel a voulu le voir, à l’instar du cocon du papillon, comme permettant l’apparition d’un personnage ou d’une créature qui n’était pas là. Il arrive ensuite que quelqu’un entre dans sa peau. Il prend alors l’aspect d’un déguisement. Ce côté ludique et théâtral reste présent dans la collaboration avec des danseuses ou dans le cas présent avec un modèle, l’instant d’une photographie.

Kim serait née de la rencontre d’un matelas pneumatique, d’un manteau chinois et  de l’armure de samouraï aperçue dans les collections du Musée des Beaux-arts  de La Rochelle. Elle possède les qualités visuelles séduisantes des ailes du papillon et des étoffes du Kimono mais garde en mémoire sa genèse animale et créatrice. Filage, tissage, métamorphose, l’insecte fait partie intégrante des textiles et des êtres qui en sortent.

 

Philippe CHOCQ, janvier 2014

Costume ou personnage ?

Créer un  costume, c’est d’abord, pour moi,  un moyen d’aborder la sculpture à partir du corps réel. C’est aussi une présence à proposer au danseur ou au spectateur, en partage.

Le travail s’élabore au contact direct des matériaux, de récupération le plus souvent, avec ce plaisir simple du bricolage, de l’assemblage et celui plus subtil de l’unité à construire.

Façonner un costume, c’est créer une nouvelle enveloppe qui transforme l’apparence du corps. L’endosser, c’est entrer dans la peau d’un autre, devenir animal ou végétal... C’est prendre une nouvelle identité,  avec laquelle jouer.

Il y a toujours une dimension théâtrale dans cette recherche. Le costume s’accompagne souvent d’un masque ou d’une coiffe, qui complète la métamorphose.

Les collections du Muséum, zoologiques ou anthropologiques, offrent une source d’inspiration stimulante. Le Musée est en lui-même un théâtre où les objets et les animaux, mis en scène,  laissent à l’imagination du visiteur- spectateur le soin de reconstituer des bribes de vies, des rituels, des jeux...

Que mes costumes-sculptures puissent, le temps d’une exposition, prendre  part à ce spectacle!

Anne Clavel, 2014

articles de presse

article du sud ouest, vendredi 21 août 2015

De rouille et d’os

L’exposition « Dépouilles et parures » de Michelle Braesch et Anne Clavel est présentée à l’Ancre maritaise jusqu’au 27 août.

 

C’est l'histoire de deux copines qui se rencontrent à l'âge de 16 ans sur le banc d'un lycée à Besançon (Doubs) et qui, depuis, ne se sont plus quittées. Deux amies qui partagent une vision commune de la création. Michelle Braesch et Anne Clavel sont toutes deux passées par l'enseignement des arts plastiques et partageant une passion pour le corps et ses mouvements.

Autre point commun, une sensibilité prononcée à la cause environnementale qui les pousse à bâtir leurs créations à base de matériaux de récupération. Pour l'une, uniquement à partir de matériaux naturels, pour l'autre, de matériaux synthétiques. C'est la première fois que les deux artistes exposent leur travail conjointement.

Fleurs de sorcière

Au fil des allées de l'Ancre maritaise, le visiteur se laisse happer par ces œuvres énigmatiques. Sur un pan de mur, un capteur de rêve - objet mystique d'inspiration amérindienne - composé de fils de pêche, de bouées et d'autres trouvailles gagnées par l'usure et la rouille glanées sur la plage.

Un peu plus loin, un buste de femme aux bras coupés, sorte de Vénus de Milo de mousse marine, d'os et de gorgones, aimante l'attention. Carapaces de tortues luths faites de coquillages ou statues d'os de petits animaux appelées fleurs de sorcière par sa créatrice jalonnent le reste de la visite. Beau, étrange et traversé par un mysticisme aux frontières du chamanisme.

Colin Pradier

http://www.sudouest.fr/2015/08/11/de-rouille-et-d-os-2093478-1528.php

 

 

 

 

 

 

 


 

article du Sud Ouest 11/03/2014

L’exposition a commencé vendredi dernier. © Photo

photo pascal couillaud

Quand le vestiaire s’invite au musée

Publié le 11/03/2014 à 06h00 par Jennifer Delrieux

« Vestiaire bestiaire » est visible aux musées d’histoire naturelle et des Beaux-Arts.


D'un côté, des bottes avec des griffes en métal, un bonnet en forme de tête d'oiseau, des manches en voile multicolore ressemblant à des ailes, le tout côtoyant des animaux naturalisés. De l'autre, un vêtement fait de cartes routières, un autre, proche du déguisement, qui protège tel un cocon, au milieu de collections asiatiques. Le vêtement s'est invité au Muséum d'histoire naturelle et au musée des Beaux-Arts de La Rochelle à l'occasion de l'exposition « Vestiaire bestiaire, être, parures, voyage...

 

Article du Sud Ouest 23/03/2014

Françoise Souan et Anne Clavel, à droite, devant le décor de l’espace Océanie.  © photo s.d


Anne Clavel apporte sa touche au festival

Publié le 23/03/2014 à 06h00

La plasticienne a réalisé les décors de l’espace Océanie pour le festival littéraire qui se termine ce soir au parc du château .

Le festival littéraire et artistique de Thénac, toujours sur le thème du voyage, se poursuit aujourd'hui de 10 à 18heures dans le parc du château avec différentes expositions, rencontres avec des auteurs, animations… Parmi les espaces dédiés, il y a celui de l'Océanie. « Cette vaste région, qui regroupe des territoires situés dans l'océan Pacifique, est l'une des invitées de ce festival », souligne Françoise Souan, présidente de l'association « L'écriture prend le large ».

Sur les conseils techniques de Tatarata Tuoara, originaire de l'île de Tahaa, un espace est donc entièrement dédié aux peuples de l'Océanie. C'est la plasticienne Anne Clavel qui a réalisé le décor d'ambiance de cet espace, en s'inspirant de peintures réalisées par des aborigènes d'Australie. « La plupart des peintures dont je me suis inspirée ont été exposées au Musée du Quai Branly, à Paris », confie t-elle. Elle a notamment reproduit sur de la toile de jute, à la peinture acrylique, des animaux souvent présents dans cet art aborigène. Elle cite, par exemple, le serpent arc-en-ciel ou le kangourou.

Découverte des cultures

« D'un côté, j'ai plutôt représenté les animaux liés à la terre et de l'autre, ceux liés à la mer, comme la tortue ou les poissons », explique t-elle. Pour se rapprocher le plus possible de cet art, Anne Clavel a utilisé de la toile de jute. « C'est elle qui se rapproche le plus de la couleur des pigments naturels utilisés là-bas. »

L'artiste a également réalisé un masque en s'inspirant des sculptures de Nouvelle-Guinée. Pour finaliser cet espace sur l'Océanie, l'association a passé un partenariat avec le premier salon du livre océanien de Rochefort qui se déroulera du 28 au 30 mars 2014 et qui accueillera une vingtaine d'auteurs.

Françoise Souan est certaine que cet espace va plaire, tout comme celui sur la Mongolie. « Notre volonté est de faire découvrir des peuples et des cultures que les gens ne connaissent pas forcément.

C'est enrichissant pour tout le monde », explique-t-elle. Et si ça peut donner envie de voyager aux uns et aux autres, le pari sera gagné...

Festival littéraire et artistique de Thénac sur le thème du voyage, dans le parc du château. Aujourd'hui de 10 à 18 heures.

 

 

Anne Clavel a illustré « La Légende de l'anguille de Pons ». PHOTO NADINE JULLIARD

Sud Ouest, vendredi 19 août 2011                           Pons

Lire et découvrir

L'anguille tutélaire de la cité médiévale peut être découverte sur l'un des chapiteaux de la voûte de l'hôpital des Pèlerins. Au jardin public, les fouilles archéologiques ont permis de situer exactement le puits dans lequel elle aurait été déposée par les deux filles du seigneur pontois. Au jardin médicinal, c'est une représentation de bronze qui délivre en continu l'eau de source bienvenue.

L'histoire de cette jolie légende a de nombreuses fois été écrite. La toute dernière est due aux talents conjugués de deux Pontoises, Annie Langlois pour le texte et Anne Clavel pour les dessins. L'ouvrage, publié aux éditions du Croît vif de Saintes, s'adresse aux enfants dès l'âge de 6 ans.

Annie Langlois a déjà écrit de nombreux contes, plus particulièrement du continent australien où elle se rend souvent. Anne Clavel, professeur d'arts plastiques au collège de Pons, a illustré là son premier ouvrage, et à l'évidence, pas le dernier puisque le challenge lui plaît beaucoup.

D'abord tentée par des collages et découpages, elle a finalement opté pour des illustrations à la gouache dans l'esprit des enluminures du Moyen Âge.

Anne Clavel sera présente à la rencontre « Des auteurs au jardin » du 18 septembre, à Pons, où elle exposera aussi ses planches originales.

Nadine Julliard